La 35e édition de OROAREZZO, l'International Gold, Silver et Salon professionnel de bijoux, a pris fin à Arezzo (Italie) le mardi 8 Avril. En quatre jours, 2014 a vu la participation OROAREZZO de 12 894 visiteurs (+ 8,5 % par rapport à 2013), 500 exposants et 280 acheteurs de plus de 80 pays.

Les grossistes à la foire étaient en hausse de 13,5 %, tandis que les détaillants ont enregistré une baisse de 4 %, un chiffre qui confirme les difficultés sur le marché intérieur, qui est encore très faible en raison de taxes plus fortes et une réduction conséquente du pouvoir d’achat.

Après le design, l’architecture, ou même la mode, c’est au tour de la bijouterie d’attraper la «fièvre cuivrée». Les créateurs sont de plus en plus nombreux à succomber aux charmes du métal rouge et de ses alliages. Cette année, le bijou en cuivre décliné dans tous les styles pourrait bien être le cadeau incontournable de la fête des mères…

Too Late lance ses bracelets Denim et Lux pour habiller les poignets des fashionistas durant l\'été 2014.

Ornés des beads emblématiques de la marque, ces bracelets sont disponibles dans des couleurs classiques, flashy ou excentriques, pour en ravir plus d\'une.

Décliné en bleu et marine, le modèle Denim dispose d\'un cordon en coton, pour un confort absolu.

Le cordon du bracelet Lux, quant à lui, est fait de lycra rouge fuchsia, turquoise, bronze ou encore argent, parce qu\'il n\'est jamais Too Late dd\'être à la pointe du style !

Prix : 19 euros

www.too2late.com

Le Printemps a faim. La célèbre enseigne parisienne est déjà à la recherche de pièces en séries limitées que l'on ne trouverait que chez elle, mais la concurrence est rude, notamment envers les enseignes spécialisées de Vendôme et alentours qui ont déjà toutes leurs éditions boutiques.

Qu'à cela ne tienne, Mylène Borrel, qui dirige notamment la branche horlogère du Printemps, se met elle aussi en recherche de pièces... boutique !

On devrait donc prochainement voir arriver des garde-temps gravés " Le Printemps Special Limited Edition "... De futurs collectors pour les amateurs !

A l’occasion de son 250ème anniversaire, Baccarat présente jusqu’au 24 janvier 2015 une exposition rétrospective dévoilant près de 250 chefs-d’oeuvre réalisés par la maison. Baptisée "Baccarat. Les 250 ans", cette exposition retrace le fabuleux destin de la Maison Baccarat depuis sa création en 1764.

Baccarat s'offre une exposition pour célébrer ses 250 ans. Au rendez-vous, une visite qui s’articule autour de cinq grands thèmes : L’Icône Harcourt, Le Rouge à l’or, Haut en couleur mais aussi Virtuose du savoir-faire et A la pointe de la perfection.

A l’occasion des célébrations du 70e anniversaire du Débarquement en Normandie, la Galerie Vauclair est invitée à présenter au Manoir d’Argouges, du 1er au 22 juin 2014, une sélection de 150 pièces de barbotines à la fois insolites, fantaisistes et oniriques, issues du mouvement des Suiveurs de Palissy au XIXe siècle.

Spécialisée depuis 30 ans dans cette discipline sur le plan international, la Galerie Vauclair met en lumière ce courant d’artistes qui, durant la seconde moitié du XIXe siècle, se tournent vers les oeuvres de Bernard Palissy, célèbre potier de la Renaissance qui travailla notamment pour Catherine de Médicis.

Pour reconquérir les poignets du monde entier, Tudor compte sur la réinterprétation de ses classiques passés. Mais pas seulement...

Tudor est repartie sur de bonnes bases. Fini, bien fini, le temps où elle vivait dans l'ombre de sa grande soeur.

"Tudor est de retour sur le marché US et arrivera cette année sur le marché anglais, où la marque est très bien connue, explique Philippe Peverelli, directeur général de la marque.

Victorinox Swiss Army a une toute nouvelle montre pour vous si vous en cherchez une...

La montre Inox a été décrite comme un compagnon robuste qui durera toute une vie. Chaque montre Inox a passé une centaine de tests de robustesse avant d'être proposée à la vente : se faire rouler dessus par un tank, des chutes sur un sol en béton, ou exposée à des températures extrêmes, et être au beau milieu d'une tempête de sable.

L'horlogerie suisse est tellement dépendante de Nivarox, filiale du Swatch Group, pour ses assortiments, que la COMCO a ordonné en octobre dernier la poursuite intégrale des livraisons. Une alternative se dessine avec l'émergence de nouveaux acteurs.

Fondée fin 2013, actuellement en phase de tests mais active dès la fin de l'année, la société chaux-de-fonnière E2O veut produire le cœur du mouvement, à savoir le balancier, le spiral, l'ancre et la roue d\'échappement. «On va se différencier par des processus de fabrication très innovants», a déclaré à l'ats Mauro Egermini, directeur et actionnaire de l'entreprise lors de Baselworld.

Les montres connectées sont pratiquement absentes à Baselworld, le salon international de l\'horlogerie et de la joaillerie qui se tient cette semaine en Suisse, même si elles font beaucoup parler d\'elles sur les stands.

Pour cette 42ème édition, cet événement incontournable pour les professionnels du secteur a encore une fois fait la part belle aux montres mécaniques, considérées comme le symbole de la tradition horlogère. Parmi les rares exceptions, le japonais Casio a cependant présenté de nouveaux modèles de montres capables de communiquer avec des smartphones, reflétant la tendance dans les milieux de la haute technologie.

Dans ces présentoirs, l\'horloger japonais a ainsi présenté la nouvelle version de la G-Shock, qui permet de recevoir des signaux GPS, ainsi qu\'une montre appelée Edifice, reliée à un smartphone grâce à un signal Bluetooth. \"Nous attendons une énorme demande pour cela, car les gens aujourd\'hui recherchent de plus en plus cette technologie\", a déclaré Harald Schroeder, le directeur général du marketing chez Casio Europe, lors d\'un entretien avec l\'AFP.

Plusieurs géants technologiques asiatiques, tels que le sud-coréen Samsung, le Japonais Sony ou encore le chinois Huawei ont dévoilé de nouvelles montres connectées au cours des derniers mois.

Les horlogers suisses, eux, campent jusqu\'à présent sur leur savoir-faire issu d\'une longue tradition mais n\'en surveillent pas moins étroitement ces développements.

Pour Marc Hayek, qui dirige Breguet, Blancpain et Jaquet Droz, trois des marques de prestige du géant horloger Swatch Group, ces montres connectées, les \"smart watch\", constituent indéniablement une évolution intéressante. \"Techniquement il y a plein de choses qui sont possibles\", a-t-il constaté. Mais, a-t-il précisé, ce n\'est pas \"parce que c\'est possible qu\'automatiquement le marché va être là\".

Une montre ne doit pas se contenter de faire plus ou moins la même chose qu\'un téléphone ou un Ipad, a-t-il pointé. \"Il faut réfléchir maintenant à ce qu\'on peut faire comme utilisation\", a-t-il ajouté, insistant sur le fait qu\'il fallait leur trouver des fonctions \"utiles\" et \"intelligentes\".

Swatch Group, le numéro un mondial de l\'horlogerie, a reconnu avoir été très courtisé dernièrement par les grands groupes de technologie. Connu pour ses montres en plastiques multicolores, le groupe est également premier fabricant de composants horlogers et dispose d\'un vaste savoir-faire dans l\'électronique appliquée à l\'horlogerie.

Tissot, une de ses marques-phares, avait d\'ailleurs été le premier à équiper ses montres d\'écrans tactiles, bien avant que cette technologie ne se généralise sur les téléphones. Mais le groupe s\'est jusqu\'à maintenant montré prudent sur les montres connectées.

Stéphane Linder, le patron de Tag Heuer, propriété du groupe de luxe français LVMH, estime cependant que les horlogers doivent garder un œil vigilant sur ces technologies. Pour l\'instant, ces montres n\'apportent pas d\'avantages significatifs par rapport aux téléphones auxquels elles sont reliées et tendent même à être plus compliquées à utiliser. \"Avec un téléphone, j\'ai un écran qui est grand alors que sur une montre c\'est tout petit\", argumente-t-il.

Mais les avancées technologiques peuvent redistribuer entièrement les cartes, fait valoir Stéphane Linder qui prend l\'exemple du géant californien Apple qui avait bouleversé le paysage de téléphonie mobile et détrôné les géants du secteur avec le lancement de l\'iPhone. Les horlogers doivent donc se tenir prêts en cas de saut technologique sur les \"smart watch\" qui amènerait des bénéfices \"clairs et nets\" pour les utilisateurs. \"Mais dans ce cas, il y aura des développements sur le luxe aussi\", prédit-il.

Le patron de Patek Philippe, un des fleurons de l\'horlogerie suisse, s\'est en revanche dit peu inquiet. \"On a eu la même chose quand l\'iPhone a été lancé. On avait dit que c\'était la fin de l\'horlogerie et aujourd\'hui les ventes de montres se portent très bien\", a rappelé Thierry Stern, qui représente la quatrième génération aux commandes de la société.

Les montres connectées ne sont, selon lui, pas \"incompatibles\" avec l\'horlogerie de prestige. \"En général, elles sont obsolètes au bout d\'un an parce qu\'il y a toujours une nouvelle version. Ce ne sont pas des objets que l\'on garde comme une montre\", a-t-il ajouté.

Alors que les montres de luxe se posent avant tout comme de beaux objets dont la fonction n\'est plus vraiment de donner l\'heure, La Montre Hermès a d\'ailleurs encore une fois joué avec le temps en dévoilant une montre qui n\'affiche que les minutes. \"En moyenne, on ne regarde sa montre que huit fois par jour vu que l\'heure est partout, sur les téléphones, sur les ordinateurs\", a expliqué Philippe Delhotal, son directeur de la création. Sur simple pression d\'un bouton, le propriétaire peut cependant activer l\'aiguille des heures, masquée derrière celles des minutes, et reprendre ainsi quand il le souhaite le contrôle du temps.



Photo : Le modèle Edifice présenté par Casio

Le joaillier chinois TTF, spécialiste du travail de l\'or rose, va investir dix millions d\'euros à Paris pour ouvrir un centre de design près de la Place Vendôme, temple de la haute joaillerie mondiale, a annoncé jeudi 27 mars, Paris Développement dans un communiqué. Selon l\'agence de développement économique de la capitale, une convention d\'investissement a été signée par Today, Tomorrow & Forever (TTF) dans le cadre de la visite du président chinois Xi Jinping en France.

L\'entreprise créée en 2002, qui a choisi l\'an dernier d\'implanter son siège européen dans la capitale française, va y investir 10 millions d\'euros. L\'ouverture du centre de design, sur la prestigieuse rue de la Paix, devrait permettre de créer soixante emplois d\'ici à trois ans.

\"Paris bénéficie d\'une réputation internationale comme capitale de la haute joaillerie. Au cœur de l\'Europe, Paris représente une implantation stratégique pour accéder à des talents reconnus, à une expertise du marketing des marques, du design, de l\'ingénierie de fabrication des bijoux\", a commenté Wu Fenghua, président et designer de TFF, cité dans le communiqué. La société fait régulièrement appel à des architectes, des designers, des sculpteurs et des graphistes réputés.

La limitation de l\'immigration en Suisse pourrait poser de sérieux problèmes de recrutement pour les fabricants de montres suisses, selon des représentants de la profession réunis cette semaine à Baselworld, le grand rendez-vous annuel de l\'horlogerie et de la joaillerie à Bâle.

Selon la Fédération de l\'industrie horlogère suisse, près d\'un emploi sur deux dans ce secteur est occupé par des ressortissants étrangers, qu\'il s\'agisse de résidents ou de frontaliers qui viennent travailler chaque jour en Suisse. \"On a besoin de cette main-d’œuvre et de ces compétences, et c\'est vrai qu\'il y a quelques inquiétudes quant à cette votation\", a déclaré Jean-Daniel Pasche, son président, lors d\'un entretien avec l\'AFP durant le salon.

Les électeurs suisses ont adopté le 9 février un texte qui va imposer des contingents sur l\'immigration des ressortissants de l\'Union Européenne. Ses modalités d\'application restent cependant à définir et les milieux économiques ont multiplié les déclarations appelant à mettre en œuvre une interprétation large du texte, insistant sur la nécessité de pouvoir faire venir de la main-d’œuvre étrangère dans ce pays où le taux de chômage est particulièrement bas. En février, il se situait à 3,5 % de la population active.

Le marché de l\'horlogerie est d\'ailleurs déjà confronté à d\'importantes tensions sur le marché de l\'emploi alors que les fabricants de montres ont recruté à tour de bras pour répondre à la forte croissance de la demande des dernières années.

Swatch Group, le numéro mondial de l\'horlogerie, a à lui seul accru ses effectifs de quelque 900 personnes en Suisse en 2013. Horlogers certifiés, microtechniciens, guillocheurs, sertisseurs... Le métier de l\'horlogerie fait appel à un vaste panel de compétences très pointues pour lesquels les fabricants de montres peinent à trouver du personnel.

\"On ne peut plus travailler sans les frontaliers\", a expliqué Marc Hayek, le patron de Breguet, de Blancpain et de Jaquet Droz, trois des marques de prestige de Swatch Group. \"Moi, je cherche partout\", a-t-il ajouté, \"Avant même la limitation de l\'immigration, il est déjà très difficile de trouver du personnel qualifié aujourd\'hui\". La question du recrutement se pose avec d\'autant plus d\'acuité que de nombreuses entreprises sont contraintes d\'investir davantage dans la production alors que Swatch Group, qui est également le premier fabricant de pièces d\'horlogerie, a conclu un accord avec les autorités de la concurrence pour réduire progressivement les livraisons de composants aux sociétés tierces.

TAG Heuer, une des marques phares du groupe de luxe français LVMH, a ainsi ouvert une usine dédiée à la fabrication de mouvements à Chevenez, à six kilomètres de la frontière avec la France. Pour Stéphane Linder, le patron de Tag Heuer, cette limitation ne modifie toutefois pas ses projets, et il entend toujours garder la possibilité de regarder dans le bassin d\'emplois de Sochaux (France) pour trouver du personnel bien formé aux processus de fabrication industrielle. \"Simplement, ce sera plus de tracasseries administratives. Il faudra prouver qu\'on ne trouve pas les qualifications sur le marché suisse\", a-t-il pointé, tout en soulignant les fortes tensions sur le marché local.

Les patrons de sociétés horlogères réunis à Baselworld ont cependant dit espérer une mise en œuvre \"intelligente\" du texte pour ne pas mettre des bâtons dans les roues du secteur. \"Le gouvernement sera bien obligé d\'accepter que les entreprises se développent et qu\'elles aient besoin de main-d’œuvre\", a estimé Jean-Claude Biver, le patron de la marque Hublot, qui a récemment repris les commandes des marques horlogères de LVMH.

Thierry Stern, le patron de Patek Philippe, une griffe considérée comme un des fleurons de l\'horlogerie suisse, s\'est également voulu rassurant. \"Si on ne peut plus avoir des frontaliers, les entreprises peuvent aussi bien mettre la clef sous la porte. Je ne suis pas inquiet, car ils seront bien obligés de trouver des solutions\", a-t-il affirmé

Baselworld, le grand rendez-vous annuel de l\'horlogerie et de la joaillerie, est une fois de plus l\'occasion pour cette industrie de repousser les limites, avec des montres toujours plus complexes et plus rares. Lors de cet événement qui ouvre à la presse mercredi et le lendemain au public, considéré comme la \"grande messe de l\'horlogerie\", quelque 100 000 visiteurs et 3 500 journalistes sont attendus, selon les organisateurs.



Sont attendus à Bâle plus de 100 000 visiteurs

Près de 1 500 exposants seront présents, proposant des modèles pour tous les styles et tous les budgets, des petites montres de sport abordables à la fine fleur de l\'horlogerie mécanique suisse, avec des pièces dont le prix peut dépasser la barre du million de francs suisses (plus de 800 000 euros).

Le salon accueillera cette année encore certaines des plus grandes griffes de la profession, à l\'image d\'Omega, Breguet et Blancpain, les marques de prestige de Swatch Group, ou encore des maisons indépendantes telles Patek Philippe, Rolex ou Chopard.

Hublot, une des marques du géant français du luxe LVMH, y dévoilera notamment une montre dont le cadran est réalisé en cristal d\'osmium, un nouveau matériau, a indiqué la maison en exclusivité pour l\'AFP. Alors que les marques de prestige multiplient les innovations pour proposer aux collectionneurs des modèles qu\'ils ne retrouveront pas à tous les poignets, Hublot s\'est associé à une équipe de scientifiques suisses qui ont mis au point un nouveau procédé pour travailler l\'osmium, un métal de la famille du platine qui compte parmi les plus rares au monde. Cristallisé, celui-ci donne un matériau d\'une rare brillance, a expliqué Hublot. Les marques rivaliseront encore une fois d\'ingéniosité pour attirer l\'attention sur leurs nouveautés.

A l\'approche des fêtes de Pâques, le joaillier genevois Shawish présentera ainsi un exemplaire d’oeufs en chocolat, renfermant un de ses nouveaux bijoux.

A moins de trois mois du coup d\'envoi de la Coupe du monde au Brésil, le salon fera également la part belle au ballon rond. L\'horloger suisse JeanRichard, qui vient de signer un partenariat avec Arsenal FC, fera notamment venir le Français Robert Pirès pour dévoiler les éditions limitées crées pour le club anglais.

Le salon de Bâle est un des temps forts de l\'année pour le secteur de l\'horlogerie après celui qui se tient à Genève en janvier. Les détaillants y passent la plus grosse partie de leurs commandes annuelles et l\'événement est très suivi des analystes financiers qui viennent y prendre le pouls du secteur du luxe.

\"Concernant la demande, cette édition va probablement être une des plus incertaine depuis l\'effondrement de 2009 à cause du déclin en Chine\", a estimé pour l\'AFP Jon Cox, analyste chez Kepler Cheuvreux.

En 2013, les exportations de montres suisses se montées à 21,8 milliards de francs suisses (17,9 milliards d\'euros), établissant un nouveau record en valeur absolue, mais n\'en ont pas moins vu leur rythme de croissance nettement décélérer. Leur croissance s\'est établie à 1,9 %, contre 10,9 % en 2012. Les horlogers suisses, en particulier sur le segment des montres de prestige, ont été fortement touchés par le recul en Chine, un de leurs plus gros marchés, suite aux mesures de lutte contre la corruption interdisant les cadeaux extravagants.

Après des années de course au luxe ostentatoire, qui avait donné lieu à une véritable surenchère d\'incrustations de diamants, ce tour de vis devrait d\'ailleurs laisser sa marque jusque sur le design des montres.

\"Je serai surpris de voir une résurgence du bling-bling\", a ajouté Jon Cox. En 2014, l\'analyste table néanmoins sur une croissance de 8 %, alors que les exportations vers Hong-Kong, le plus gros marché pour les fabricants de montres suisses, donnent des signes de stabilisation. L\'inconnue devrait, selon lui, se situer au niveau de l\'Europe, un marché qui a jusqu\'à présent bien tenu grâce aux achats touristiques, mais où pourrait s\'esquisser un début de reprise au niveau de la demande domestique.

Baselword est également très suivi des spécialistes de la mode qui viennent y décrypter les dernières tendances. Jérome Bloch, responsable de la mode masculine au sein du bureau de style parisien Nelly Rodi, s\'attend notamment à une résurgence des années 1970, dans la ligne de ce qui s\'est vu dernièrement sur les podiums.

Alors que le côté rétro s\'était jusqu\'à maintenant beaucoup inspiré des années 1950, ce regain de nostalgie coïncide avec le passage à la quarantaine de la génération née durant cette décennie. \"Ils veulent la montre de leur père mais quelque peu revisitée, avec un aspect plus moderne\", a-t-il expliqué à l\'AFP.

Convoqué par le patron d’ICE-Watch à Bastogne vendredi dernier à 14h14 pour rendre public «l’acquisition d’une marque horlogère», l’annonce valait-elle le voyage en Ardenne ? Patton Watches, jeune marque française (6 personnes basées à Lorient) se transformera peut-être en une nouvelle pépite horlogère grâce au génie marketing de Jean-Pierre Lutgen, et au talent de ses designers. Pour l’heure, leur intervention s’est limitée à placer quelques touches de couleur sur une collection de montres sportives en sommeil, qui dans sa configuration actuelle n’a que le mérite d’exister et d’être Swiss made. Rien de très original en effet dans ces modèles qui mélangent des influences Bell & Ross (le graphisme du cadran), Breitling (les ergots de protection du verre) et Panerai (le protège-couronne), et qui pour être majoritairement motorisés par du quartz (Ronda) ne paraissent pas plus accessibles que tant d’autres – de 750 à 1 360 euros.

La seule pièce jugée vraiment intéressante par ses performances et son positionnement de prix est l’Hyperbare – qui fut d’ailleurs la première montre créée en 2009 par le fondateur de la marque Jean-Louis Lebec. Il s’agit d’une montre de plongée « extrême », étanche à 1 000 m grâce à un boîtier renforcé (fond et verre de plus de 2 mm d’épaisseur) et un mouvement noyé dans du liquide pour le protéger de la surpression (PV 1 360 euros). Quant à juger de l’avenir de Patton Watches, il nous faudra attendre la prochaine collection revue « en profondeur » par l’équipe du groupe ICE. Pour l’instant, il s’agit sans doute d’abord pour lui de liquider le stock existant, ce qui se fera à Baselword au fond du stand d’ICE-Watch, cette année logé dans le prestigieux Hall 1. « Une petite consécration » commente à ce propos Jean-Pierre Lutgen. Car oui, ça c’est une vraie nouvelle, quand on sait la difficulté d’être admis dans ce saint des saints des marques suisses. En attendant, le patron du groupe ICE s’est offert un créneau médiatique avant l’avalanche d’annonces qui nous attend à Bâle, tout en faisant un pied de nez à son frère, bourgmestre de Bastogne : obtenir la présence à sa présentation de la petite fille du libérateur de la ville en 1944, Helen Patton, qui était l’invitée d’honneur de son frérot à l’inauguration du War Museum organisée quelques heures plus tard.

Photo : Modèle P42 Hyperbare